Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 11:44

 

 

Yacouba est jardinier. Il habite en brousse dans le village de Féreintoumou à une soixantaine de kilomètres au sud de Bamako.

On quitte le « goudron » (la route asphaltée) pour prendre à droite une piste en latérite très roulante, coupée par endroit par des radiers d'écoulement heureusement bien signalés, pendant environ six kilomètres.




On arrive à Féreintoumou en plein marché.

Yacouba nous reçoit chez lui. Un ensemble de construction en banco autour d'une cour. Il y héberge « sa famille », une bonne vingtaine de personnes. On boit le thé.




Il nous emmène à son jardin (un bon hectare) à 2 ou 3 kms. Cette année il a eu un gros problème d'inondation en raison de l'importance des pluies : une partie du jardin est resté submergée pendant une longue période ce qui a « gâté » ses productions de tomates, de piments et de maïs. Il espère sur la production de choux et d'oignons dont la mise en culture vient de commencer. Plus loin un champ d'arachides bientôt à maturité. Elles laissent augurer une belle récolte.



Au retour, un plat de macaroni dont la sauce bien relevée accompagnée d'un peu de viande nous attend. Succulent. On le partage avec Yacou et trois de ses amis jardiniers comme lui. A la fin du repas Françoise sort un pot de confiture de mangues confectionnée par Amy pensant l'offrir à l'une des épouses de Yacou. Les hommes lui font sa fête. Ils s'informent et vont probablement tenter d'en fabriquer car en période de production des mangues une partie de celle-ci n'est pas vendue.




Nous sommes surpris par la pluie. Vite à l'abri dans la case de Yacou. On bavarde, on montre des photos. Yacou et ses amis nous explique qu'ils sont en train de se grouper en association de jardiniers (et jardinières) afin de se donner les moyens de développer leur activité en respectant les règles de l'agro-écologie. Nous leur souhaitons de réussir.




Le temps passe, il est temps pour nous de reprendre la piste le coffre de la voiture chargé d'un sac d'aubergines et de piments et d'un méga-régime de bananes.



Journée merveilleuse. Merci Yacou !


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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 12:55

 

La rentrée des classes à l'école « Viva-San » de Banankoro a eu lieu lundi dernier.

Soixante cinq enfants y sont scolarisés pour l'instant.

 

Vendredi dernier nous avions organisé une journée de pré-rentrée afin de vérifier que tout était prêt et aussi pour que les parents puissent visiter l'école, rencontrer les enseignants.

Nous avons pris quelques photos de cette journée.

 

    

 

 

Enfin, voici ci-après un diaporama de présentation de l'école en fonctionnement.

N'est-elle pas belle ?

 

 

 

 

 

La cantine sous la paillote.

 

 

 

 

Merci à tous ceux qui ont d'une manière ou d'une autre contribué à cette réalisation, qui pour une table-banc, qui pour des fournitures ou des uniformes par des dons ou par des achats d'objets artisanaux ou autre. A travers les sourires des enfants et leurs regards voyez ce « MERCI ! »

 

Notre mission « école » est à présent terminée, mais nous ne rentrons pas encore en France. Nous avons d'autres projets en particulier dans le village d'origine de notre fils Matthias : N'Toniba.

 

A suivre.....


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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 17:38

 

Depuis une dizaine de jours Nous disposons d'un véhicule Peugeot Partner diesel prêté par nos copains Yamadou et Claire de Bamako (vous savez, ceux qui habitaient près de Blois il y a encore 4 ans).

 

Or celui-ci n'ayant pas roulé depuis quelque temps n'était pas au mieux de sa forme. Après avoir remplacé les bougies de préchauffage pour que ça démarre sans devoir pousser et le filtre à gasoil qui était très encrassé le tout pour l'équivalent de 76 euros, le moteur avait tendance parfois à s'étouffer et l'échappement émettait par intermittence une grosse fumée blanche inquiétante. Retour chez le mécanicien qui, après un certain nombre de vérifications préconise de se rendre chez un spécialiste. On se rend donc à « l'auto parc » de Faladié (un faubourg de Bamako), endroit crasseux et boueux qui regroupe tous les vendeurs de pièces détachés neuves ou d'occas et tout les mécaniciens que doit compter Bamako. Bref, on arrive devant un homme en costume , un spécialiste quoi, téléphone portable à l'oreille, très digne, la cinquantaine qui, sa conversation terminée me fait ouvrir le capot et démarrer le moteur. Quelques accélérations fumantes, un démontage de l'arrivée d'air vers les injecteurs pour constater que la commande du volet de régulation du flux ne fonctionne plus normalement. Solution européenne : remplacement moyennant un bon paquet d'euros de la pièce défectueuse avec immobilisation du véhicule. Solution malienne : shunt par modification du circuit pneumatique de commande (c'est ce qu'il m'a semblé) et trois minutes et 4 euros plus tard la belle repartait sans plus fumer et avec des reprises fulgurantes.

Autre exemple. La Peugeot si elle est sobre en carburant commençait à consommer l'eau de façon excessive et inquiétante. Hier, je me décide à aller voir notre copain Ousmane, mécano hors pair que nous connaissons depuis 2003. Rapide inspection pour découvrir qu'un collier mal monté a fini, vibrations aidant, par percer le radiateur qui fuit tant et plus. « Tu me la laisse deux heures le temps que ça refroidisse, on va régler ça ». Une heure trente plus tard le radiateur avait été déposé, ressoudé et remonté  le tout pour moins de 20 euros. Et ça marche ! Ca vous épate hein !

 

 

 

Aller, une petite dernière : à coté, un Sotrama a un moyeu fissuré. Croyez-vous qu'on le remplace ? Trop cher, on le brase. Qui parle d'économie durable ! Aller, j'arrête là.

 

Au revoir et à bientôt.


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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 11:23

Hier matin le temps était « dégoulinant » : gros orage. Nous craignons que la fête soit compromise malgré une lune favorable à l'arrêt du ramadan. On sentait une fébrilité la veille. Tous se demandaient si la fête aurait lieu dimanche ou lundi et, dés le samedi au marché de Sénou, il y avait un monde fou. Ca se bousculait dans les allées étroites et sinueuses, rien à voir avec « Carrefour » une veille de Noêl. Bien plus serrés, plus « gadouilleux » (attention les espadrilles...). Enfin, après quelques bousculades on y est arrivé.

Donc, hier après la pluie le beau temps (normal) et chacun de se parer de ses plus beaux atours : vêtements en « bazin riche » bien repassé, les femmes et les filles super tressées avec ajout de déco en plastique très colorées.


Nous, sobrement nous avons mangé notre poulet tué pour la circonstance puis avons fait une petite sieste qui s'imposait JJ ayant travaillé dur ces derniers temps sur le budget.

Puis nous sommes sortis jusqu'au goudron (la grande route qui passe à 600 m) histoire de voir du monde, de recevoir et de donner les voeux de bonne fête et tout et tout... Les gens étaient joyeux, très souriants et je pense leurs sincères. Ca y est nous avons fait notre Nouvel An un peu décalé. Je ne vous raconte pas la démarche dans la boue en talons hauts et jolis vêtements bien repassés : pas facile. Moi la toubabou j'avais gardé mes tongs plus pratiques à laver que les espadrilles.


A notre retour Mohammed nous a préparé le thé traditionnel, Chagga et sa kora a animé la soirée.

A présent, lundi, tout est calme. Certains se remettent de leur petite nuit et des kilomètres parcourus à pied pour porter des offrandes aux membres de leur famille et aux amis. C'est la coutume.


Demain sera encore une journée chômée. C'est la célébration de l 'anniversaire de l'indépendance (22 septembre 1960). Nous ne pourrons prendre des rendez-vous qu'à partir de mercredi pour les dernières formalités administratives et il y en a.


La rentrée approche à grands pas. Pour nous ce sera le lundi 5 octobre et nous n'avons toujours pas l'effectif au complet ni les enseignants. Pas de panique, restons zen, ici il est courant semble-t-il de s'inscrire jusqu'à trois semaines après la rentrée.


Je prévois une journée de pré-rentrée le vendredi 2 afin de vérifier si tout est ok. y compris la cantine.  Nous présenterons les instits, les familles sont conviées, les élèves « jouerons » à l'école ardoises, craies et « bic » de France en mains. Une journée portes ouvertes quoi ! Nous avons déjà une association de parents d'élèves qui s'est récemment constituée. Ils ont envie de s'impliquer et, pour le montrer concrètement ils ont déjà planté 5 arbres devant l'école (Alors là Peep hein !). Pendant que les enfants mangeront à la cantine un « riz au gras » sera offert aux parents.


Concernant le recrutement des enseignants, certains ne doute de rien : nous avons reçu hier un candidat dont les exigences salariales sont trois fois plus élevées que nos possibilités auxquelles il faudrait ajouter promotions régulières, formation continue, logement et j'en passe et bien sûr le poste de directeur. Il est vrai qu'à ce prix là … Peut-être était-il dans l'euphorie de la fête.

Espérons que nous rencontrerons d'autres candidats moins gourmands.


On pense bien à vous tous qui commencez à ressentir les premiers frimas … veinards !

A la prochaine !

 

Françoise


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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 20:17

 

Un nouveau cyber s'est ouvert depuis peu à Sénou à 3 km de Banankoro. Chouette ! Ca devrait nous simplifier quelque peu la vie.

 

Je veux simplement vous montrer quelques photos d'un Mali verdoyant en cette saison d'hivernage.



Ne vous méprenez pas européens qui nous lisez : hivernage ne signifie pas froid ici. Le mercure marque toujours entre 28°C la nuit et 34° C le jour mais c'est une chaleur moite, équatoriale. Je n'ai pas de quoi mesurer le taux d'hygro mais il doit osciller entre 90% les jours de soleil et 100% les jours de pluie. Dur-dur, on souffre un peu, c'est beaucoup moins agréable que durant les grosses chaleurs de mai.


L'hivernage est la saison des pluies. Dans la région de Bamako où nous sommes, elle a commencé cette année à la mi-juin et va se poursuivre jusqu'en octobre voire novembre. Durant cette courte période il devrait tomber quelques 1500 mm c'est vous dire l'importance et la violence des précipitations (à titre de comparaison, dans l'est de la France il tombe environ 800 à 900 mm en une année complète). Il s'agit d'orages relativement brefs (1 à 3 heures) tous les deux jours en moyenne. Saison bénie par les maliens : la nature reverdie, il y a du travail dans les champs et dans les jardins.

 

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Sur ces quelques photos je vous dis « kambé ».

Jean-Jacques


Par JJ
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