Yacouba est jardinier. Il habite en brousse dans le village de Féreintoumou à une soixantaine de kilomètres au sud de Bamako.
On quitte le « goudron » (la route asphaltée) pour prendre à droite une piste en latérite très roulante, coupée
par endroit par des radiers d'écoulement heureusement bien signalés, pendant environ six kilomètres.
On arrive à Féreintoumou en plein marché.
Yacouba nous reçoit chez lui. Un ensemble de construction en banco autour d'une cour. Il y héberge « sa famille »,
une bonne vingtaine de personnes. On boit le thé.
Il nous emmène à son jardin (un bon hectare) à 2 ou 3 kms. Cette année il a eu un gros problème d'inondation en raison de l'importance des pluies : une partie du jardin est resté submergée
pendant une longue période ce qui a « gâté » ses productions de tomates, de piments et de maïs. Il espère sur la production de choux et d'oignons dont la mise en culture vient de
commencer. Plus loin un champ d'arachides bientôt à maturité. Elles laissent augurer une belle récolte.
Au retour, un plat de macaroni dont la sauce bien relevée accompagnée d'un peu de viande nous attend. Succulent. On le partage avec Yacou et trois de ses amis jardiniers comme lui. A la fin du
repas Françoise sort un pot de confiture de mangues confectionnée par Amy pensant l'offrir à l'une des épouses de Yacou. Les hommes lui font sa fête. Ils s'informent et vont probablement tenter
d'en fabriquer car en période de production des mangues une partie de celle-ci n'est pas vendue.
Nous sommes surpris par la pluie. Vite à l'abri dans la case de Yacou. On bavarde, on montre des photos. Yacou et ses amis nous explique qu'ils sont en train de se grouper en association de
jardiniers (et jardinières) afin de se donner les moyens de développer leur activité en respectant les règles de l'agro-écologie. Nous leur souhaitons de réussir.
Le temps passe, il est temps pour nous de reprendre la piste le coffre de la voiture chargé d'un sac d'aubergines et de piments et d'un méga-régime de bananes.
Journée merveilleuse. Merci Yacou !
Aller, une petite dernière : à coté, un Sotrama a un moyeu fissuré. Croyez-vous qu'on le remplace ? Trop cher,
on le brase. Qui parle d'économie durable ! Aller, j'arrête là.
Hier matin le temps était « dégoulinant » : gros orage. Nous craignons que la fête soit compromise malgré une lune favorable à l'arrêt du ramadan. On sentait une fébrilité
la veille. Tous se demandaient si la fête aurait lieu dimanche ou lundi et, dés le samedi au marché de Sénou, il y avait un monde fou. Ca se bousculait dans les allées étroites et sinueuses, rien
à voir avec « Carrefour » une veille de Noêl. Bien plus serrés, plus « gadouilleux » (attention les espadrilles...). Enfin, après quelques bousculades on y est
arrivé.
avec ajout de déco en plastique très colorées.
novembre. Durant cette
courte période il devrait tomber quelques 1500 mm c'est vous dire l'importance et la violence des précipitations (à titre de comparaison, dans l'est de la France il tombe environ 800 à 900 mm en
une année complète). Il s'agit d'orages relativement brefs (1 à 3 heures) tous les deux jours en moyenne. Saison bénie par les maliens : la nature reverdie, il y a du travail dans les champs et
dans les jardins.
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